Et si on arrêtait d’être désolé(e) pour tout – tout le temps !

Avez-vous remarqué combien chacun est devenu constamment désolé ?

Que ce soit chez les managers qui ne peuvent satisfaire les demandes de  leurs collaborateurs, atteindre leurs objectifs, avoir un projet clair pour leur avenir…

Que ce soit chez nos adolescents qui sont désolés de ne pas mieux faire…

Ou chez les commerçants, les serveurs dans les bars et les restaurants, ou les  banquiers qui ne peuvent nous rendre le service promis…

J’ai l’impression qu’être désolé est devenu une parade, utilisée pour fuir sa responsabilité,  une sorte d’esquive qui nous évite de rencontrer l’autre.

Personnellement, je garde de cette notion de « désolé » la plus jolie et intelligente manière dont je l’ai entendue : c’est dans le film Love Story, quand Jenny Caliveri, alias Ali McGraw dit à Oliver Barret, alias Ryan O’Neal, répond à son Bien Aimé qui lui dit être désolé après une dispute : « Aimer, c’est n’avoir jamais à dire qu’on est désolé! »

Après la mort prématurée de Jenny, quand son père, plein de remords de n’avoir pas accepté cette relation socialement incorrecte, dit « Ãªtre désolé » , Oliver Barett, coupera court  en reprenant ce fameux « aimer, c’est n’avoir jamais à dire qu’on est désolé »

J’adore cette idée qu’être engagé dans la relation, d’amour, de travail, ou simplement une relation dans le contexte social, c’est faire en sorte de ne pas avoir à dire qu’on est désolé. Agir en conscience et en responsabilité, faire au plus juste, et assumer que les choses soient ce qu’elles sont , comme elles sont ! Et s’il vous arrive alors d’être désolé de ce qui se passe, ce sera pour de vrai, pas une fuite, mais une rencontre avec l’autre !

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